mercredi 14 janvier 2026

Loubretous ? Bretous ? Lycanthrope !

Lycanthrope ?

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lycanthrope

Un lycanthrope /li.kɑ̃.tʁɔp/[1], plus connu en français sous le nom de loup-garou /lu.ɡa.ʁu/[1], est, dans les mythologies, les légendes et les folklores principalement issus de la civilisation européenne, un humain qui a la capacité de se transformer, partiellement ou complètement, en loup, ou en créature anthropomorphe proche du loup.

Cette transformation peut être due à plusieurs causes, comme une malédiction ou un rituel volontaire, et plus récemment la morsure ou griffure d'un loup ou d'un autre lycanthrope. Elle se déclenche généralement durant la nuit et à chaque pleine lune, condamnant le lycanthrope à errer sous forme de loup jusqu'au matin. Les histoires de lycanthropes sont mentionnées depuis la mythologie grecque, elles se sont étendues à de nombreux pays européens, et plus récemment au monde entier. Les lycanthropes sont majoritairement décrits comme des êtres maléfiques possédant les capacités du loup et de l'homme à la fois, une force colossale, et d'une grande férocité puisqu'ils sont capables de tuer de nombreuses personnes en une nuit. Ils se rappellent rarement leurs méfaits nocturnes après avoir repris forme humaine.

Hormis par l'utilisation de costumes, la transformation physique d'êtres humains en loups est impossible. Cependant, bon nombre de personnes, y compris érudites, y ont cru pendant des siècles, et cette croyance perdure parfois encore. La lycanthropie est aujourd'hui scientifiquement reconnue comme symptôme d'une maladie mentale dans laquelle la personne se croit changée en loup, on parle alors de lycanthropie clinique.

Le thème de la lycanthropie est devenu un sujet de fiction moderne fréquent, abondamment repris dans les arts, les littératures fantasy et fantastique ainsi que l'audiovisuel, il est au centre d'un très grand nombre de films d'horreur et de sagas, bien que ces lycanthropes modernes puissent avoir des caractéristiques différentes des légendes classiques.

Étymologie et terminologie[modifier | modifier le code]Lycanthrope, d'abord licautrope[réf. nécessaire], est un emprunt savant à partir de la renaissance à la langue grecque λυκάνθρωπος / lykánthrôpos (de λύκος / lúkos, « loup », et ἄνθρωπος / ánthrôpos, « homme »)[2], il désigne donc un être humain qui est ou se croit transformé en loup. La thérianthropie ou la zooanthropie désignent la transformation d'un être humain en animal ou la transformation inverse, qu'elle soit partielle ou complète. Elle s'applique donc au lycanthrope et au loup-garou, mot utilisé de manière générique en Europe occidentale pour désigner tous les lycanthropes. Le terme « lycanthropie » a longtemps désigné la transformation physique ou mentale d'un homme en tout type d'animal[3], mais le terme thérianthropie tend aujourd'hui à s'y substituer.
Loup-garou est un terme attesté en ancien français sous les formes leus warous (« homme-loup »)[4] au xiie siècle dans la chanson de geste Mainet (auteur anonyme), de leus (« loup ») et de warous (formes normanno-picardes) et sous les formes altérées garwaf, garvalf, garval au xiie siècle également, dans les lais de Marie de France, lui-même issu du francique *wariwulf ou *werwolf (« homme-loup »)[5][source insuffisante], mot reconstitué d'après le moyen bas allemand warwulf de même sens. Le dialecte normand utilise d'ailleurs le terme de varou, d'un ancien normand probable *warouf (cf. le Mont Varouf à Guernesey).

Le mot garou est un proche parent de l'anglais werewolf lui-même issu du vieil anglais wer (ou were) dérivant de l'indo-européen *wiro (« homme » qui a donné vir en latin) et de wulf (« loup » en vieil anglais)[5][source insuffisante]. En somme, comme le fait remarquer Henriette Walter, le mot français loup-garou est un pléonasme puisque garou, du francique *wariwulf ou *werwolf, veut déjà dire « homme-loup »[6].

Le terme français loup (anciennement leu en picard et en normand du nord est) est issu du latin lupus. Selon Collin de Plancy, qui travaille selon une étymologie populaire, le nom de loup-garou signifie « loup dont il faut se garder », car gar- est réinterprété comme le déverbal de garer[7]. En Bourgogne par exemple, où /w/ n'a pas évolué en /gw/ comme en français central, mais a muté en /v/, en normand également où l'on parle du varou tout simplement[8]. Rougarou est une évolution indépendante du terme français loup-garou en Louisiane, région d'Amérique où immigrèrent des colons francophones[9]. Aux Caraïbes, autre région de peuplement francophone, on emploie le nom de Loogaroo[10] ».Wer(e)wolf est le terme anglais équivalent du français loup-garou. Wolf est issu du vieil anglais (anglo-saxon) wulf, qui procède du germanique commun *wulfaz[11]. Wolf voulant simplement dire loup[12]. Les termes allemand Werwolf et néerlandais weerwolf sont issus du même étymon germanique. Les termes scandinaves : islandais varúlfur, norvégien / danois varulv, ancien suédois varulf passent pour des emprunts au moyen bas allemand warwulf, un mot norrois *varúlfr.
Versipelle ou versipellis est un terme latin équivalent, utilisé par Pline l'Ancien. Il signifie « qui retourne sa peau »[13].
Volkodlak est un terme slovène issu de volk (« loup ») et dlak (« poil ») qui désigne le loup-garou d'après Ernest Jones[12] (« Voukodlak » -вукодлак- en serbo-croate ; vlkodlak en tchèque et slovaque). En russe, loup-garou signifie littéralement « voleur »[n 1],[14].
Vîrcolac[réf. nécessaire] est le terme roumain, emprunté au bulgare vŭrkolak[réf. nécessaire] (върколак). Il désigne, en roumain, aussi bien un vampire, un revenant, un fantôme, qu'un loup-garou, et, en tout cas, un être fabuleux susceptible de cacher, en les dévorant, le soleil et la lune. En grec, le mot est βρυκόλακας / vrykólakas. Ces termes étant également utilisés pour désigner le vampire, cela indique un rapport étroit entre ces deux créatures.

Boris Vian joue avec le mythe et les mots en définissant, dans son recueil Le Loup-garou, l'anthropolycie (ἄνθρωπος / ánthrōpos « homme, être humain » et λύκος / lúkos, « loup ») comme le fait, pour un loup, de se transformer en homme une fois mordu par l'un d'eux[15].

mercredi 29 octobre 2025

Loup Garous alpins

 Par Grok

Points clés sur la légende du loup-garou alpin

  • La recherche suggère que la légende du loup-garou alpin est ancrée dans le folklore des régions montagneuses françaises comme la Savoie, le Dauphiné et la Haute-Savoie, où les paysages escarpés et isolés favorisent les récits de transformations nocturnes et de peurs ancestrales.
  • Ces êtres, souvent des hommes maudits par un sort, un pacte diabolique ou une punition divine, se transforment en loups sous la pleine lune pour attaquer humains ou bétail, reflétant des explications culturelles à des phénomènes comme les attaques de loups réels ou des troubles psychologiques.
  • Des controverses persistent sur leur origine : certains y voient des manifestations de lycanthropie clinique (croyance pathologique en la transformation), tandis que d'autres les lient à des événements historiques comme la Bête du Gévaudan, un loup géant perçu comme surnaturel, ou à des influences mythologiques gréco-romaines et germaniques.
  • Il semble probable que ces légendes servent de métaphores pour des thèmes sociaux, comme la marginalité, la pauvreté ou la peur de l'inconnu dans les communautés isolées des Alpes.

Description et caractéristiques

Le loup-garou alpin est typiquement dépeint comme un humain se métamorphosant en une bête hybride : corps poilu, museau allongé, yeux rouges ou brillants, queue touffue, et capable de bonds impressionnants. Il est souvent invulnérable aux armes ordinaires, mais sensible aux balles d'argent bénites ou à des blessures révélant son identité humaine. Dans les variantes germaniques des Alpes (comme l'Alp), il adopte des formes animales variées, incluant le loup, et provoque des cauchemars en s'asseyant sur la poitrine des dormeurs. Les transformations sont liées à la pleine lune, des onguents magiques ou des peaux animales.

File:Loup garou 02.jpg - Wikimedia Commons

Origines historiques

Les racines remontent à l'Antiquité grecque avec des rites lycanthropiques en Arcadie, influençant l'Europe médiévale. En France alpine, les croyances se cristallisent au Moyen Âge avec des procès pour sorcellerie au XVIe-XVIIe siècles, comme en Savoie où des accusés avouent des pactes diaboliques. Le contexte de famines et d'attaques de loups réels amplifie ces mythes.

Légendes notables

  • En Savoie : Un colporteur et son fils, hébergés par un militaire, voient un loup dans l'écurie sous pleine lune ; le tir révèle la mère du militaire, maudite par un prêtre pour impôt impayé.
  • En Haute-Savoie : À Chaumontet près d'Annecy (XVIIe siècle), un sorcier-loup-garou hante les forêts sombres.
  • Bête des Vosges : En 1977, une créature loup-garou attaque du bétail dans les montagnes vosgiennes, laissant des traces géantes.

Un territoire propice pour entretenir le mythe du loup-garou


La légende du loup-garou alpin, ou lycanthrope des montagnes, fait partie intégrante du patrimoine folklorique des Alpes françaises, suisses et autrichiennes, où elle fusionne peurs ancestrales, explications surnaturelles et observations de la nature. Ces récits, transmis oralement lors de veillées hivernales dans les chalets isolés, servent à moraliser les communautés rurales, à expliquer des disparitions ou attaques animales, et à personnifier les dangers des forêts sombres et des cols enneigés. Bien que souvent confondue avec des légendes plus larges de loups-garous en Europe, la variante alpine met l'accent sur l'isolement géographique, les transformations liées à la lune et aux malédictions locales, influencée par un mélange de traditions celtiques, romaines et germaniques. Des ethnologues comme Charles Joisten ont collecté ces contes en Savoie et Dauphiné, révélant un bestiaire riche où le loup-garou côtoie vouivres, dahus et dragons. Historiquement, ces mythes émergent au Moyen Âge, amplifiés par des procès pour sorcellerie au XVIe siècle, et persistent jusqu'au XXe siècle comme explications à des phénomènes psychologiques ou zoologiques. Des controverses subsistent : certains chercheurs y voient des cas de lycanthropie clinique (délire de transformation), tandis que d'autres les relient à des loups hybrides ou à des serial killers masqués, comme dans l'affaire de la Bête du Gévaudan. Aujourd'hui, ces légendes inspirent tourisme culturel, festivals et médias, préservant un héritage face à la modernisation des Alpes.

Contexte historique et culturel

Les origines du loup-garou remontent à l'Antiquité : Hérodote mentionne des Neuri se transformant en loups, tandis que Pline l'Ancien décrit des rites arcadiens où des cannibales deviennent loups pour neuf ans. En Europe alpine, influencée par les mythes germaniques, l'Alp – un démon cauchemardesque – partage des traits avec le loup-garou, se métamorphosant en loup ou en autres animaux pour tourmenter les dormeurs, causant paralysies et nightmares (Alpdruck). Au Moyen Âge, Gervais de Tilbury (XIIe siècle) rapporte Raimbaud d'Auvergne, un soldat devenu loup sous pleine lune, attaquant enfants. En France alpine, les croyances culminent au XVIe-XVIIe siècles avec des cas comme Pierre Burgeot et Michel Verdun (1521), bergers se transformant via onguent diabolique pour tuer. Le Dauphiné et la Savoie, régions de forêts denses et d'isolement hivernal, favorisent ces récits : famines et attaques de loups réels (comme en Bas-Dauphiné près des verreries) sont rationalisés par le surnaturel. Au XVIIIe siècle, la Bête du Gévaudan terrorise le Massif Central voisin, perçue comme loup-garou invincible aux balles ordinaires. Des remèdes incluent l'aconit ("tue-loup") suspendu aux portes ou des balles bénites. Culturellement, ces légendes moralisent : le loup-garou punit les pécheurs, comme des impôts impayés ou des pactes rompus.

Les loups-garous |

Légendes spécifiques des Alpes françaises

Les contes varient par vallée, souvent collectés au XIXe siècle par folkloristes. En Savoie, "La mort du loup-garou" raconte un colporteur et son fils hébergés par un militaire ; sous pleine lune, un loup apparaît dans l'écurie, et le tir révèle la mère maudite par un prêtre pour non-paiement d'impôt ecclésiastique. Dans les Vals du Dauphiné, des loups-garous hantent les verreries forestières, liés à des eaux et sources magiques. En Haute-Savoie, à Chaumontet près d'Annecy (XVIIe siècle), un sorcier se transforme en loup-garou dans les forêts ténébreuses, profitant des grottes et gorges pour ses méfaits. La Bête des Vosges (1977) dans les montagnes vosgiennes – extension alpine – attaque du bétail, laissant des traces géantes, perçue comme loup-garou moderne. Dans le Jura alpin, des contes mêlent loups-garous à vouivres et sorcières.

Variantes et connexions européennes

Dans les Alpes germanophones (Suisse, Autriche), l'Alp est un esprit maléfique shapeshiftant en loup, causant cauchemars en s'asseyant sur les poitrines, lié à des malédictions comme naître avec une coiffe. Des similitudes avec le volkodlak slovène, un loup-garou mélancolique. Le tableau suivant résume les principales variantes :

RégionNom ou varianteDescriptionÉléments clésExemples historiques
SavoieLoup-garou classiqueHomme maudit se transformant sous pleine lune, attaquant écuries.Malédiction ecclésiastique, révélation par blessure.Mort du loup-garou (colporteur tire sur loup-mère).
DauphinéLoup-garou des eaux/verreriesLié à sources magiques, hantant forêts industrielles.Onguents, pactes diaboliques.Attaques près des verreries au XVIIe siècle.
Haute-SavoieSorcier-loupRéside dans grottes et forêts sombres.Transformation nocturne, terreur locale.Chaumontet près d'Annecy (XVIIe siècle).
Vosges (pré-alpin)Bête des VosgesCréature loup-garou moderne attaquant bétail.Traces géantes, invulnérabilité perçue.Attaques de 1977 (300 animaux).
Alpes germanophonesAlpDémon shapeshiftant en loup, causant cauchemars.Chapeau magique, paralysie du sommeil.Folklore teutonique médiéval.

Analyse approfondie et controverses

Skeptiques attribuent ces légendes à des loups réels amplifiés par la peur, comme lors de famines, ou à des hallucinations (ergotisme, psychotropes). Proponents citent témoignages historiques et similitudes globales. Dans le contexte alpin, l'isolement hivernal favorise l'imaginaire, comme noté dans des podcasts sur l'histoire montagnarde. Modernement, ces mythes influencent littérature (Giono) et cinéma (Netflix sur loups-garous du Sud-Est), promouvant tourisme dans parcs comme les Ballons des Vosges. Recherches futures pourraient explorer ADN de loups historiques pour démystifier.

Le Loup-Garou”, circa 1857. Illustration by Maurice Sand ...

Citations clés

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